La prévoyance des indépendants (TNS)
Quand on est à son compte, un arrêt de travail prolongé peut mettre l'activité — et le foyer — en danger. Le régime obligatoire couvre peu : voici comment construire un filet de sécurité solide et fiscalement optimisé.
Construire sa prévoyance de TNS
Évaluer le vrai trou de couverture
Première étape : chiffrer ce que votre régime obligatoire verserait réellement en cas d'arrêt (plafonds, carences) et le comparer à vos charges fixes, professionnelles et personnelles. L'écart entre les deux, c'est le montant d'indemnités journalières à assurer.
Le barème d'invalidité : LE point technique
Deux contrats au même prix peuvent protéger très différemment. Un barème professionnel évalue votre invalidité par rapport à VOTRE métier (un chirurgien qui perd un doigt est fortement invalide) ; un barème fonctionnel l'évalue dans l'absolu (perdre un doigt = faible taux). Pour un indépendant qualifié, le barème professionnel est presque toujours préférable.
Attention aux exclusions dos et psy
Lombalgies et affections psychiques sont les premières causes d'arrêts longs, et beaucoup de contrats les excluent ou les conditionnent à une hospitalisation. Le rachat de ces exclusions coûte un peu plus cher — il change tout le jour où ça arrive.
L'avantage Madelin
Comme pour la mutuelle, les cotisations de prévoyance Madelin se déduisent du bénéfice imposable. À protection égale, l'effort réel est donc réduit de votre taux marginal d'imposition.
Vos questions prévoyance TNS
Que touche un indépendant en arrêt de travail sans prévoyance ?
Cela dépend du statut, mais les indemnités du régime obligatoire sont plafonnées et souvent très inférieures au revenu réel — avec un délai de carence de 3 jours pour les artisans-commerçants, et une couverture historiquement quasi nulle pour certaines professions libérales. D'où l'enjeu d'une prévoyance privée.
Les cotisations sont-elles déductibles ?
Oui, dans le cadre Madelin (hors micro-entreprise) : les cotisations de prévoyance se déduisent du bénéfice imposable dans les plafonds légaux, comme pour la mutuelle.
Franchise : que choisir ?
La franchise est le nombre de jours d'arrêt avant indemnisation. Plus elle est courte, plus la cotisation monte. Un indépendant avec de la trésorerie choisira 30 jours ; sans matelas, 7 ou 15 jours se justifient malgré le surcoût. C'est un arbitrage personnel que nous chiffrons avec vous.
Faites évaluer votre protection actuelle
Un point complet sur vos garanties existantes et vos trous de couverture.